Tara, voyage au cœur de la machine climatique

Tara sur ARTE le 24 mai à 21hLE 24 MAI à 21H SUR ARTE

Un documentaire d’Emmanuel Roblin et Thierry Ragobert
Coproduction : ARTE France, MC4, Tarawaka, Off The Fence, RTBF, Direction Générale Recherche/Commission européenne (France, 2008, 1h30mn)

Le film Tara, voyage au cœur de la machine climatique, réalisé dans des conditions extrêmes, raconte le quotidien de cette mission sans équivalent. Nous découvrons comment les membres de l’équipage, prisonniers des glaces à bord de Tara, ont livré un combat incessant contre le froid, la nuit ou le jour permanents, contre les mouvements des plaques de glace ou les tempêtes qui détruisent sans cesse les installations sous la menace des ours, poussés au cœur de l’Arctique par la disparition de la banquise. Mais au-delà de l’exploit, ce documentaire nous montre que la mission scientifique a révélé une réalité beaucoup plus alarmante que prévu pour le climat de la planète…

Entretien avec le réalisateur : Emmanuel Roblin

Quelle sont les principales difficultés que vous avez rencontrées dans la réalisation de  Tara, voyage au cœur de la machine climatique  ?

Nous avons voulu dépasser le cadre local du réchauffement. L’ambition du film est  de montrer les conséquences de la fonte de la banquise à l’échelle planétaire. Cela a  demandé d’assimiler de nombreuses connaissances des phénomènes climatiques au niveau global. Il s’agit de notions complexes à maîtriser et encore plus à illustrer. Ensuite, une des autres difficultés a été de faire en même temps un film relatant à la fois le quotidien des hivernants et leurs aventures sur la glace et un film scientifique. Il est souvent assez difficile de faire concilier récit et pédagogie.

Quels sont les messages que vous avez voulu faire passer dans le film ?

J’étais particulièrement concerné par deux messages. Le premier, montrer que les  huit hommes du bord tenait d’une certaine façon le destin du programme scientifique  Damoclès entre leurs mains. Cette idée me tenait particulièrement à cœur. Le piège à éviter était de ne pas en faire des héros mais de montrer comment réagissent des hommes ordinaires qui se retrouvent confrontés à des situations extraordinaires sans tomber dans une dramatisation à outrance. La seconde idée était de montrer la science en marche.
Mais pas une science qui baigne dans le catastrophisme. Une science qui va sur le  terrain chercher des faits. Une science qui s’interroge et qui est capable de proposer des  solutions. A travers ce film, Thierry Ragobert – qui m’a rejoint pour finir la réalisation – et moi, avons voulu adopter une démarche positive. Le réchauffement climatique n’est pas une fatalité. Ce film n’est pas un film de plus sur les ravages du CO2 mais une tentative de comprendre comment le réchauffement agit sur l’Arctique et comment l’Arctique influence le reste de la planète.

Liens :
www.taraexpeditions.org
Le Blog
ARTE

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